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La-Paz, Bolivie

Nous arrivons dans la capitale bolivienne, sans trop savoir ce que nous allons y faire…

La ville en elle même est assez jolie, enclavée au milieu de falaises colonisées par les habitations, nous avons l’impression d’être dans une vallée totalement domptée par l’homme. Heureusement, au loin, quelques pics andéens dominent l’ensemble de leurs cimes enneigées, nous rappelant, qu’ici, la nature reste la plus forte!

La ville est à 3900m d’altitude pour la partie basse. Les quartiers populaires (El Alto), eux atteignent la même altitude que Potosi avec 4100m d’altitude.

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Les bâtiments ne sont pas impressionnants par leur taille, mais ils colonisent de toute part la vallée, et ses flancs.

Nous passerons donc la première journée pour nous renseigner sur les activités à faire dans la région. De la « route de la mort », que l’on peut descendre en vélo, à l’ascension du Huayana-Potosi, montagne de 6000m et quelques broutilles, qui serait l’un des sommet à 6000m le plus facile au monde à atteindre, nous hésitons pas mal. Avant de finalement nous décider pour un trek, El-Choro, qui permet en quelques jours de passer de l’altiplano et ses plus de 4000m d’altitude, à la jungle luxuriante, à prés de 1500m…

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Nous profitons de notre dernière soirée en compagnie de Cyril et Sophie pour aller voir un combat de « Cholita », lutteuses à tresses et tenue traditionnelle, dont les spectacles font fureur ici en Bolivie…

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A dire vrai, le spectacle est aussi dans les tribunes, tant les spectateurs sont à fond…

Le prix pour les touristes est bien sûr 5 fois plus élevé que pour les locaux, mais honnêtement, le spectacle valait largement le déplacement, et nous ne nous attendions pas à passer un aussi bon moment devant un spectacle kitchouille de catch. Chaque combat est scénarisé de façon extrêmement manichéenne, la gentille, contre la méchante. Avec un arbitre véreux qui favorise bien évidement le côté obscure, qui malgré tout n’arrivera pas à l’emporter…

Au milieu des froufrous colorés virevoltant, la salle en délire s’atèle à conspuer l’arbitre, et à jeter peaux de bananes et oranges sur les adeptes des forces du mal…

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Difficile de cadrer avec un petit appareil tant ça court et ça bouge dans tous les sens… Ici, l’héroïne s’envole pour flanquer une bonne raclée à la méchante… L’arbitre véreux ne peut que constater les dégats…
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Au final, on fait même la queue pour pouvoir être pris en photos avec les Cholitas…. Avant de fuir devant un personnage aux allures de démon qui jette une tête d’âne (une vraie, bien sanguinolente!) sur le public en délire…

Nous profitons de notre second jours pour rechercher du matériel de camping, et acheter de quoi manger pendant les trois prochains jours de trek qui nous attendent.

La ville est fort animée, et nous croisons à plusieurs reprise une fanfare gigantesque et colorée, qui descend la rue principale dans un vacarme tonitruant. De manière surprenante d’ailleurs, il semble que toute les villes que nous avons visiter en Bolivie possède une fanfare, puisque aussi bien à Potosi qu’à Sucre, nous avions eu droit aux répétitions de celles-ci dans les rues de la ville.

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Fanfare colorée à La Paz

 

 

El Choro :

Nous partons donc pour le trek de El Choro par notre propres moyens, malgré les agences qui nous incitaient à passer par leur services de guide et de muletiers… Quelques heures de bus nous emmène finalement au départ du trek à quelques 4700m d’altitude. Une première montée de quelques 200m nous attend, avant que nous n’attaquions la descente qui doit nous conduire jusque dans la forêt amazonienne.

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Soyons honnête, la première montée est un peu dur pour le souffle. à 4918m, avec les sacs encore pleins des provisions pour les 3 jours à venir, on galère un petit peu quand même…

Les paysages en ce premier jour seront brumeux, et montagneux. Typiques de l’altiplano, et majestueux…

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En début de parcours, nous sommes dans la montagne, par plus de 4700m d’altitude, bien au dessus des nuages.
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En chemin, nous ne sommes pas seuls.

 

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Alors que nous commençons à descendre, nous surplombons la route à suivre, ancien chemin tracé par les Incas. Quelques ruines aussi datent de l’époque.
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Quelques check-point parsèment le chemin. Ambiance accueillante et détendue.
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Nous descendons rapidement sous les nuages, ou plutôt, dans les nuages…

Nous arrivons relativement tôt au premier camping. Nous sommes seuls sur place, et montons notre tente tranquillement, à l’abris.

Alors que l’après  midi avance, le camping commence à se remplir. Nous étions seuls sur le trajet, mais une bonne quinzaine de randonneurs nous rejoignent finalement ici. Quasi tous sont accompagnés de guides et de muletiers. Autant dire qu’il y a du monde ici en ce premier soir.

Nous prenons un petit bout de table, mais, clairement, un des guide n’est pas content de nous voir occuper l’endroit, qu’il souhaiterait réserver à ses clients et nous le fait bien sentir… Inutile d’essayer de nous mettre dehors, on reste sur notre spot, à discuter avec un couple de canadien fort sympathique.

Le lendemain en nous levant pour le petit déjeuner, toute la table est déjà annexée. C’est de bonne guerre. Nous prenons donc la route rapidement, pour notre second jour de trek.

JOUR 2 :

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Rapidement, la végétation change, pour passer d’une ambiance rocailleuse désertique à une forêt luxuriante.

Le second jour de trek est long… Très long. Nous étions sensés ne faire que descendre pendant ce trek, mais c’est un bon gros mensonge. Le deuxième jour est quasi plat, et ne fait que descendre pour mieux remonter. En arrivant au camping de San-Francisco, nous décidons de poursuivre jusqu’au prochain camping. Bon, on galère sacrément, et les 3 derniers kilomètres paraissent interminables, mais en arrivant sur le point de vue, nous sommes très très largement récompensés, d’autant que tous les groupes de la veille s’arrêtent au camping précédent. Nous serons donc quasi seuls sur  notre spot de camping à la vue imprenable…

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jour 3 :

Le troisième jour est assez simple, en descente, et nous amène assez tôt au village en contre-bas. Il fait largement plus chaud qu’il y a trois jours. Seule la rivière rafraîchie un peu l’atmosphère.

Nous ferrons ensuite 5km sur la piste. Car des taxis permettent de faire la route, mais abusent largement des quelques touristes qui passent par là et qui sont près à payer le prix fort pour ces quelques kilomètres.

En chemin, un vieux monsieur nous rattrape. Il est prof dans le petit village, et rentre sur La Paz pour le week-end, pour aller faire du foot… Il décide fort gentillement de faire la route avec nous, partage avec nous son taxi, et fini par nous dégoter un van qui remonte jusqu’à La Paz en quelques heures. Parfait !

De retour en ville, nous passons une petite soirée tranquille. Demain, nous partirons vers le lac Titicaca.

 

 

 

 

 

2 réflexions au sujet de « La-Paz, Bolivie »

  1. Salut Nada et Olivier,

    On aimerait faire le trek « El Choro » ces prochains jours et on a une petite question: pour dormir le premier jour, est-ce qu’il est possible de ne pas s’arrêter au camping où vous avez dormi mais de continuer un peu? Avez-vous vu un autre camping plus loin?

    Anaïs (on s’est rencontré au Canyon del Colca… Si vous vous souvenez!)

  2. Salut,
    On aimerait savoir si vous aviez acheté votre matos de camping ou si vous l’aviez loué?
    De plus, est il possible de manger chez l’habitant lors de ce trek ou faut il se trimballer les reserves pour 3jours?

    Merci!

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